Evanescence : « Lost Whispers »

Lorsque j’ai vu passer sur Internet des notifications au sujet d’un nouvel album d’Evanescence, ma curiosité a été plus que piquée, et bien évidemment il a fallu que j’en sache plus. Quelques recherches plus tard, j’ai fini par trouver la réponse  : le groupe a sorti « Lost Whispers » en 2017. MAIS… il ne s’agit pas d’un nouvel album au sens propre du terme. Explication.

Le groupe de néo-métal, mené, par son emblématique chanteuse Amy Lee, a fait une pause de quelques années. Alors comment refaire parler de soi ? Si un vinyle spécial est sorti à l’occasion des 10 ans de  « Fallen » (leur premier album),  et malgré quelques compositions spécifiques pour les bandes originales des films « Underworld : nouvelle ère » ou encore « Avengers », Evanescence n’a sorti aucun album depuis 2011. Mais il y a pas mal d’enregistrements à disposition. Alors, plutôt que de se creuser la tête et essayer de trouver de nouvelles idées, de nouveaux textes, de nouvelles mélodies, pourquoi ne pas réunir quelques faces B et autres  morceaux non retenus sur les précédents albums, et sortir une compilation ? Ça rapporte un peu d’argent, et puis ça permet de revenir… ou pas.

Comme beaucoup, je pense que les faces B, les versions rares, etc, sont en règle générale des morceaux qu’un artiste n’a pas retenu sur un précédent album parce qu’il est jugé trop mauvais pour être sur un album, parce qu’il ne correspond pas à l’esprit de l’artiste sur le moment, parce qu’il est inachevé ou qu’il lui manque la petite touche pour en faire un bon morceau… Parfois ça permet – aussi – de faire un peu plus de business sur un artiste disparu. Mais il s’agit rarement de perles à avoir absolument dans sa discothèque.

Et si on écoute « Lost Whispers » de bout en bout, on n’a pratiquement que des balades, avec un minimum d’arrangements, souvent piano et voix… Les fans risquent d’être plus que déroutés, et les profanes passeront à côté du fait qu’il s’agit bien d’Evanescence. On est à 1000 lieues de ce que proposait le groupe à l’époque de My immortal ou de Bring me to life.

Quel que soit l’artiste, si certains morceaux sont écartés d’un album, c’est qu’il y a une (bonne) raison. Alors, plutôt que de les réunir en compilation pour faire parler de soi, autant les retravailler ou, mieux, les laisser au fond d’un carton : ça évite de sortir un album de raretés qu’il aurait mieux valu garder secret !

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