Ásgeir : « Afterglow »

En 2014, le monde découvrait Ásgeir Trausti et sa voix chaude venue du froid islandais. D’abord avec Kings and cross, un titre repris dans de nombreux reportages et autres sujets des journaux télévisés, puis avec Torrent que la SNCF utilisera dans une de ses publicités. Après le succès planétaire de l’excellent « In the silence » (version anglophone de son album en islandais « Dýrð í dauðaþögn »), il aura fallu attendre 3 ans le retour du viking et qu’il nous présente les 11 titres qui composent ce deuxième opus : « Afterglow ».

Dès les premières notes de Afterglow, on reconnait la patte de l’artiste, on retrouve les mêmes ingrédients qui ont fait le succès du premier album : la nostalgie et la mélancolie. Mais Ásgeir s’aventure un peu plus loin cette fois-ci, s’éloigne un peu du folk de ses premières compositions. Piano et rythmes électro subtilement et savamment mélangés, comme sur Unbound, Stardust ou le troublant Here comes the wave in.

Underneath it apporte une touche d’étrange, avec le mélange de synthétiseur et d’harmonium mêlés aux rythmes électroniques. Il fallait oser, Ásgeir l’a fait… et ça marche. Il nous propose aussi des titres un peu plus classiques, comme New day ou Dreaming. Côté émotion, Nothing est absolument magnifique, presque une prière. Et que dire du tout aussi sublime Fennir Yfir interprété dans la langue maternelle de l’artiste ? Enfin, il y a I know you know, un titre mélodique avec une rythmique plus rapide, plus enjouée, et une très bonne ligne de basse.

L’album se termine sur Hold, un final orchestral pour une fin de voyage céleste. Et si vous avez la chance d’avoir une édition 2 CD, sur laquelle vous retrouverez des versions alternatives de Afterglow et de Unbound, je vous laisserai apprécier la surprenante reprise toute « asgéirienne » de Where is my mind. Mention toute particulière pour Trust, titre acoustique qui met en valeur la voix de velours du chanteur.

Un second album réussit, teinté de couleurs et d’influences. Violons, cuivres, piano s’entremêlent avec grâce à la voix du chanteur, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Ásgeir s’est créé un univers immense aux multiples sonorités, faisant parfois penser à James Blake, et devient à mon sens un artiste sur qui il faudra compter à l’avenir. J’attends déjà le prochain album.

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