« Drones », le nouveau Muse

 

« Drones », le 7ème album de Muse sorti en France le 8 juin 2015, avait été annoncé par le groupe comme « un retour aux sources ». Ah oui ? Voyons ça de plus près !

Dès le premier titre Dead inside (dont l’intro m’a bizarrement rappelée celle de Radio Ga-Ga de Queen), on reconnaît tout de suite la griffe du groupe. Avec un petit quelque chose de différent cependant… mais quoi ? L’interlude Drill Sergeant m’étonne la première fois et me fait sourire. Et arrive la claque, avec Psycho. Enfin ! Je retrouve le trio guitare-basse-batterie des débuts de Muse : la batterie (presque trop) robotique de Dominic Howard, la ligne de basse toujours juste de Chris Wolstenholme, et les riffs ingénieux de Matthew Bellamy.

Les titres Mercy et Reapers confirment cette impression : de l’énergie, un rock plus agressif, parfois même plus hard, du son un peu moins électronique que sur les précédents albums. Aftermath et The Globalist apportent un peu de douceur avant le titre Drones, qui déroute légèrement sans vraiment étonner. Une belle manière de clôturer le thème général de l’album : les dérives militaires, la guerre, et la violence et l’inhumanité que cela génère.

Mais – car il en faut bien un – si vous vous attendez à écouter un deuxième volet de l’excellent « Origin Of Symetry », vous risquez d’être déçu. Car si « Drones » est un (très) bon album, plus sombre que les autres, il n’y a pas de gros changements musicaux à l’ordre du jour, ni d’évolution extraordinaire. On y retrouve aisément ce que Muse sait faire de mieux, et toujours aussi bien maîtrisé. En somme, ça reste du bon Muse… mais du Muse.

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